mardi 22 mars 2011

Un an après... rien de neuf à dire ici

J'ai choisi, librement, de donner la parole à la 1ère secrétaire du Parti Abstentionniste Français.
A vous de voir...
Louise d'A.

Vive Moi !
Oui, vive moi qui suis la 1ère secrétaire de ce grand parti populaire qu'est le Parti Abstentionniste Français !
Oui, vive moi qui ai été élue - à plus de 56% -  aux élections cantonales ! (Et j'en suis très heureuse.)

Je tiens donc, tout d'abord, à remercier chaleureusement les non-électeurs et non-électrices qui ont non-voté pour moi, et je veux, dès à présent, les rassurer : LE bon programme va être mis en place.

En effet, je sais que, si vous m'avez non-élue avec tant de conviction, c'est que vous tenez à ce que vos idées soient respectées. Alors soyez sûrs, elles le seront !
     
      1°) Je vous libère de ce devoir civique ringard qu’est le vote !
Désormais, il n’y aura plus aucune élection en ce pays… Plus besoin de se lever certains dimanches pour remplir ce devoir si pénible - et qui appartient à l’ancienne génération. 


(Et, oui, par deux fois, ces derniers mois vous avez réclamé haut et fort la fin du processus démocratique. Son obsolescence est criante. Je vous ai entendu. La modernité réclame que des têtes tombent. Démocratia… ne passera plus par vous !)

Non, soyons tournés vers l’avenir ! 
Soyons résolument modernes… ne votons plus !


     2°) Je vous libère de tous ces hommes et ces femmes politiques (qui n’ont de toute façon pas trouvé grâce à vos yeux) !

Désormais, il n’y aura plus personne à la tête de ce pays… Plus besoin, donc, d’avoir à réfléchir pour savoir qui est plus à même de gouverner.

Non, soyons tournés vers le hasard (il fera bien les choses) ! 
Soyons résolument insoucieux… ne donnons plus aucune responsabilité à personne ! A commencer par vous-mêmes.


      3°) Je vous libère de vous-même.
Désormais, vous n’aurez plus à recherchez qui vous êtes, ce que vous pensez, et pourquoi vous pensez ainsi. Enfin libres !

Oui, soyons tournés vers l'azimuté ! 
Soyons résolument insipides… ne poursuivons plus aucun but !


Alors... Vive les abstentionnistes ! 
                      Vive les sans voix, 
                                     sans choix, 
                                              sans voie !


Signé: La 1ère secrétaire du PAF (Parti Abstentionniste Français)
(Oui, c'est normal d'être anonyme, ça va avec le fait d'être membre du PAF)





Je tiens quand même à vous rassurer :  j'ai rencontré personnellement la 1ère secrétaire du PAF (sans quoi je n'aurai pas accepté de publier son discours). 
Bon, c'est vrai que la "non-élue" fait un peu penser à Alice au Pays des merveilles qui fêtait les "non-anniversaires"... mais voilà... c'est sûrement cela qu'elle veut mettre en place : un pays merveilleux !
Louise d'A.



nota : ceci est une copie du discours du 15 mars 2010     

jeudi 20 janvier 2011

Blog fermé... Au revoir


Et oui... je viens vous dire un petit au revoir, car je crains de ne plus avoir grand chose à dire.

En fait, il me semble que, pour écrire un blog comme celui-ci, il faut :

   soit avoir un talent fou, pour croquer la vie, et la restituer joliment ici, 
   soit avoir un ennui fou, qui ronge la vie, et la combler maladroitement ici.


N'ayant ni grand talent ni grand ennui...
                                                          je vous laisse !


Si, par le plus grand des hasards, j'avais un jour quelque chose d'intéressant à vous dire, je reviendrais, promis.

jeudi 6 janvier 2011

Bonne année 2011

Chers amis,


     Juste trois minutes. 
                 Le temps de vous dire que je pense bien à vous, amis de passage.


Le temps surtout de vous souhaiter, 
                                      du fond du cœur, 
                                              de vivre une très douce et belle année 2011.


Louise d'A.

vendredi 17 décembre 2010

Ô tempora, ô climatora !


La « terreur climat » règne sur le monde.

Regardez, chaque jour arrive avec son lot de nouvelles catastrophes naturelles liées aux changements climatiques.
Et, si, par le plus grand des hasards, il se passe une journée sans catastrophe, et bien des scientifiques et prophètes se chargent de nous prédire de prochaines inondations meurtrières, des incendies redoutables, ou des sécheresses épouvantables… Terreur.
(Et en plus, ils ont peu de chances de se tromper, v’oui, cela va sûrement arriver, un jour, en un lieu.)

Et tout ça à cause de l’homme. Bigre !
Car, bien entendu, si le climat est si fragile et si détraqué depuis quelques décennies, c’est forcément à cause de l’homme, qui, tout puissant, a purement et simplement bousillé sa planète.

(Grosse parenthèse :
Enfin… l’homme, vu comme « le maître du climat », et, la « cause de tout bouleversement climatique » ce n’est pas nouveau.
Les civilisations précolombiennes s’étaient elles aussi posé la question du rôle et de l’influence de l’homme sur le climat et la nature, et elles l’avaient ainsi résolue : « Les Aztèques et les Mayas vénéraient le soleil, la lune, la pluie et de nombreux autres dieux. Ils offraient à leurs dieux des sacrifices humains, et à chaque divinité correspondait un rite particulier : des sacrifiés avaient le coeur arraché pour que le Soleil se lève chaque matin ; des enfants étaient noyés pour que les pluies soient abondantes. » (Bon, j’arrête ici les descriptions.)





Sacrifice humain (illustration du Codex Mendoza, ouvrage réalisé par un indigène vers 1541-1542 à la demande d’Antonio de Mendoza, vice-roi de la Nouvelle-Espagne)
Fin de la parenthèse)




Bon, mais, euh… je voulais juste dire que la grande question qui a agité, agite, et agitera l’humanité, est : « Le ciel va-t-il nous tomber sur la tête ? »
Il n’est que d’écouter les infos, c’est sempiternellement cette même question qui, sous moult habits différents, est reposée, et, avec toujours son arrière-goût amer : « et s’il tombe, à qui la faute ? »

En plus, les températures ont régulièrement le mauvais travers de n’être pas dans les normes saisonnières (elles sont ou trop hautes, ou trop basses).

Bref c’est la terreur.

Tremblez bonnes gens… il neige, il pleut, il faut chaud, froid, sec… tremblez

mardi 14 décembre 2010

Revue de presse

Oups... Vous allez croire que je vous oublie.
Mais non, mais non.
Je vous ai mijoté une petite revue de presse de la semaine dernière. 
Bon, vous n'y trouverez pas de réflexion profonde, non, c'est juste histoire de regarder le temps qui passe.

L’actu vue d’ici

Mercredi 8 décembre : 4 ou 5 jours d’école ?
Les parlementaires veulent supprimer la semaine des 4 jours.
Zut alors… et ma grasse mat du mercredi. Bon, il paraît que les enfants seraient plus équilibrés avec un rythme scolaire sur 5 jours. M’oui, m’enfin… le jour où l’on trouvera la recette pour que les enfants soient calmes tous les jours, et bien qu’on m’appelle.

Jeudi 9 décembre : Il a neigé sur Paris
Ah… la neige… sur Paris… La capitale et ses alentours se retrouvent bloqués, c’est la pagaille. Nous, ici, dans le bocage, quand la neige tombe, on chausse nos pneus spéciaux, et puis c’est tout. On n’en fait pas tout un fromage ; de toute façon, la neige, en décembre, c’est le plat de saison, non ?

Vendredi 10 décembre : La paix : chaise vide 
Le Chinois, Liu Xiaboo reçoit le prix Nobel de la paix.
Bigre… Il y a plus d’1,3 milliard habitants en Chine, et, curieusement, ils n’ont trouvé personne de disponible pour venir chercher ce prix Nobel. Etrange ?

Samedi 11 décembre : A Cancun, accord sur la création d’un « Fonds vert climat »
Conclusion de Cancun : on va mettre un peu d’argent de côté pour «soutenir des projets, programmes, politiques des pays en développement», et, peut-être aussi pour… se donner une bonne conscience. 
Ainsi on peut désormais dire à propos de notre planète bleue, que, dans l’fond, elle est un peu verte. Vert de colère ou vert climat ?

Dimanche 12 décembre : Marine Le Pen lance un débat sur « les prières de rues »
Aïe, sujet délicat ! Les politiques s’en saisissent avec des pincettes.
M'enfin, naïvement, je croyais qu’il suffisait de tenir compte de la déclaration des droits de l’homme, de 1789 : « Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres. »
(Et, en fait, vous saviez qu’il y a exactement 101 ans, étaient créées, à Paris, les toutes premières rues à sens unique (rue de Mogador et de la Chaussée-d’Antin). Cela a sûrement dû faire jaser dans le quartier, et pourtant… il faut bien des règles pour pouvoir vivre en harmonie.)

Lundi 13 décembre : Prise d’otages dans une école à Besançon
Heureusement tout s’est bien terminé, mais, quand la folie s’attaque aux petits, cela résonne fébrilement en chacun de nous.
Et… tiens, à propos de fébrilité, vous vous souvenez qu’il y a un an tout juste nous allions tous mourir de la grippe H1N1 ?

jeudi 2 décembre 2010

Neige

C'est drôle comme la neige est puissante.

Elle est capable, à elle, seule, de paralyser le pays.
Elle gêne la circulation sur terre et dans le ciel.
A cause d'elle, on interdit les transports scolaires, on ferme les écoles, on invite les gens à ne pas sortir de chez eux, et même parfois à ne pas travailler. 
(Photo M.A.)
Alors oui, elle a véritablement un pouvoir, voire, un contre pouvoir. 

Je ne sais pas de quel parti politique est la neige... bon, c'est vrai, elle semble apolitique.
Cependant, elle me fait un peu penser aux grévistes, car, avec elle, la vie se fige (comme au temps, tout récent, des grèves et pénuries d'essence).

La seule différence est qu'elle fait sa révolution sans bruit, avec juste quelques flocons ouatés, et surtout, qu'au lieu de monter les gens les uns contre les autres, elle aurait plutôt tendance à les rapprocher, et à les inviter à être solidaires, à se dépanner les uns les autres.

C'est beau

Alors ici, dans le bocage normand, on l'aime bien, la neige, un peu, mais pas trop longtemps quand même... Car, comme m'a dit la pharmacienne ce matin : "Eula, ça va un temps, mais pas trop, on ne va quand même pas rendre service à son voisin tous les jours de l'année."

mercredi 24 novembre 2010

Marie Noël

Voici donc une pièce de ma collection de miracle !
J'ai ici, recopié fidèlement, un extrait des "Notes intimes" de Marie Noël, 
la célèbre poétesse d'Auxerre (1883 - 1967).


Sculpture représentant l'auteur Marie Noël, Auxerre, Bourgogne, FRANCE

"Fin juillet 44. Nous vivons sous la perpétuelle menace des avions américains.
Et nous faisions à la Cathédrale (du 22 au 31) la neuvaine traditionnelle à Saint Germain d’Auxerre, implorant en ces jours d’exceptionnelles calamités sa protection de compatriote et aussi de chef d’armée qui d’un grand cri – alleluia ! – fit reculer les barbares.

30 juillet – six heures du soir – aux premières vêpres de la fête – alerte. Cave. Les avions bourdonnent sur la ville.
Et brusquement, le bourdon change de rythme, s’interrompt… Ils descendent… C’est pour nous…
Je pousse un grand cri en moi-même : « Saint Germain ! Saint Germain ! le jour même de votre fête, au bout de notre neuvaine, vous n’allez tout de même pas les laisser faire ça ! »… quelques secondes… un siècle… le bourdonnement recommence… ils reprennent leur vol… ils s’éloignent…

Je remonte de la cave, je trouve mon frère au jardin.
Il ne descendait jamais aux caves, mais il s’était creusé une fosse et quand le bombardement devenait imminent, il s’y couchait tout de son long.
« Eh bien ! me dit-il, cette fois, j’étais dans mon trou. Ils sont descendus. Ils ont pris la position de bombardement. Je me suis terré. Et puis… rien ! Ils sont partis. Sans doute, la lumière les aura gênés. »
Une de ces lumières étranges qui précèdent parfois les orages.

Je m’écris : « C’est Saint Germain ! » mais lui, non croyant, ne crut pas.
Alors, rentrait de son jardin, sur la côte de Mignottes d’où l’on découvre toute la ville, notre voisin, M. Loup.
Il était assez ému :  « Je les ai vus… c’était pour nous. Ils sont descendus et ils n’ont rien fait. Nous l’avons échappé belle ! »

Je cherchai, le lendemain, une de mes dernières bougies, mon frère me fabriqua un grossier chandelier de bois : « Tu peux la lui offrir, tu peux ! » et j’allai allumer mon cierge devant la châsse du Saint à la Cathédrale.

Auxerre - Cathédrale Saint Etienne (Yonne - Bourgogne) Extérieur. Vue d'ensemble depuis le fleuve. Photo : Olivier Petit

Je n’ose crier au miracle toute seule. Un unique témoin ne suffit pas à dûment établir un fait. Mais, quand même, ce fait-là, je le conte et le raconte à qui veut l’entendre."
Marie Noël, Notes intimes, p. 270

Chenonceau en eaux troubles

Roman pour enfants de 7 à 177 ans, à lire sur ce blog,
date du début : 5 novembre 2009.
Résumé :
Voyage scolaire sur les bords de la Loire pour Mencia, Marin, et toute la classe de Madame Dominac. Ils sont accompagnés par une surveillante, la terrible Madame Rabelais.
Lors de la visite du château de Chenonceau, Mencia remarque un curieux personnage, qu'elle nomme "el tio". Et, étrangement, un vol est commis au château. Mencia mène l'enquête.